25 janvier : toutes et tous mobilisés contre le sexisme
Publié le Mis à jour le 22/01/2026 |
Initiative portée par le monde associatif, le 25 janvier est devenu en 2023, sur décision du président de la République, « Journée nationale contre le sexisme et pour une société plus égalitaire », afin de sensibiliser un plus large public, notamment les jeunes.
En France, le sexisme perdure dans tous les domaines de la société :
84 % des femmes ont déjà vécu au moins une situation de sexisme, 62 % d’entre elles du harcèlement dans l’espace public et 54 % des blagues ou commentaires sexistes.
Du côté des hommes, 24 % considèrent normal qu’une femme accepte un rapport sexuel par devoir ou pour « faire plaisir ».
Dans son édition 2025, le Baromètre du sexisme ordinaire au travail indique que :
- Plus d’1 femme sur 2 déclare être moins payée que ses collègues masculins pour un travail de valeur égale ;
- Plus de 6 femmes sur 10 ont le sentiment de devoir en faire plus pour être reconnues dans leur travail ;
- Pour plus de 7 femmes sur 10, être mère est un frein à la carrière, tandis qu’être père ne l’est pas ;
- 70 % des femmes ont déjà été confrontées personnellement à une situation discriminatoire ou sexiste au sein de leur entreprise ou de leur organisation ;
- 1 femme sur 2 a déjà entendu des propos qui remettent en cause leur compétences à manager et diriger.
Qu’est-ce que le sexisme ?
Le sexisme est un procédé discriminatoire qui s’appuie sur l’idée qu’il y aurait un sexe ou un genre supérieur à un autre. Il est l’expression du système de domination masculine appelé patriarcat.
Le sexisme s’illustre à travers des propos, des attitudes ou des comportements qui visent une personne en raison de son sexe ou de son genre. Comme il repose sur des clichés, idées reçues et stéréotypes liés au genre, le sexisme produit des inégalités et des discriminations.
La loi réprime un certain nombre de ces comportements qui portent atteinte à la dignité, à la santé, à l'intégrité physique des personnes qui en sont victimes.
En 2016, le Code du travail intègre une nouvelle disposition définissant un « agissement sexiste ». Il explique plus précisément que : « Nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ».
La commission « Parité en matière politique, administrative et socio-économique » du Haut Conseil à l’égalité (HCE) liste de façon non exhaustive certains actes et comportements sexistes :
- Critiquer une femme parce qu’elle n’est pas « féminine », ou un homme parce qu’il n’est pas « viril » ;
- Avoir une conduite verbale ou une posture corporelle qui montre de l’hostilité envers une personne en raison de son sexe, dévaluer les compétences des salariés et les humilier ;
- User d’épithètes sexistes, ou faire des commentaires humiliants ou désobligeants, proférer des menaces ou tout autre comportement verbal ou physique fondés sur le sexe de la personne ;
- Faire des « blagues sexistes » de manière répétée à une collègue ;
- Fragiliser le sentiment de compétence des femmes par des remarques ou pratiques offensantes.
Ces actes ou propos visant à inférioriser, exclure ou disqualifier une personne, parfois de façon involontaire ou insidieuse.
Le 6e état des lieux du sexisme en France, publié par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, identifie trois incubateurs du sexisme dans la société dès le plus jeune âge et invite à le combattre à la racine : au sein des familles, à l’école et via le numérique.
Pourquoi une journée de sensibilisation dédiée à la lutte contre le sexisme ?
A l’instar de la Journée internationale des droits des femmes (8 mars) et de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (25 novembre), une journée nationale de lutte contre le sexisme permet de rendre visible cet état de fait pour mieux le déconstruire.
Cette journée de mobilisation est l’occasion de :
- Sensibiliser la société à ce sujet et faire évoluer les mentalités ;
- Inciter les écoles, les universités, les collectivités, les administrations, les entreprises à mener des actions spécifiques de sensibilisation et valoriser les initiatives locales et nationales ;
- Démultiplier l’action des pouvoirs publics à travers cet engagement collectif de lutte contre le sexisme qui s’inscrit dans les priorités de la Grande Cause du quinquennat ;
- Faire de cette journée un événement clé du paysage français afin d’œuvrer de façon pérenne et récurrente contre le sexisme et contribuer à la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Pour en savoir plus
Lien vers la page Prévenir et lutter contre les violences au sein du couple