Commission de la condition de la femme à l’ONU : la France réaffirme son engagement
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Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a porté les revendications de la France lors de la 69e session de la Commission de la condition de la femme à l’ONU (CSW69), accompagnée d’une délégation française composée de parlementaires, de représentants d’associations et d’organisations de la société civile.
Un événement annuel capital pour les droits des femmes dans le monde
Chaque année, au mois de mars, la Commission de la condition de la femme - Commission on the Status of Women (CSW) en anglais - se réunit au siège des Nations unies à New York. Instance intergouvernementale mondiale, elle représente le plus grand rassemblement annuel dédié à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et à l’autonomisation des femmes.
Durant deux semaines, les représentants des États membres, entités des Nations unies, organisations internationales, organisations non-gouvernementales (ONG), et représentants de la société civile se réunissent pour établir des positions communes, des alliances et des recommandations de politiques afin d’améliorer la condition des femmes et des filles. Le Conseil économique et social (ECOSOC), instance de supervision de la Commission, recense les conclusions de ces échanges et assure leur suivi. ONU Femmes, l’agence des nations unies dédiée à l’égalité entre les femmes et les hommes, en assure le secrétariat.
Cette édition, qui s’étend du 10 au 21 mars 2025, est plus particulièrement marquée par la célébration des 30 ans du Programme d’action de Pékin, texte fondateur de l’égalité entre les femmes et les hommes au niveau international.
Deux documents seront adoptés à la fin de cette 69e session : une déclaration politique et un programme de travail pluriannuel détaillant les thèmes de travaux des prochaines sessions.
La France au cœur de la diplomatie féministe
Dans de nombreuses régions du monde, les droits des femmes sont attaqués : restrictions sur l’accès à la santé, violences sexuelles en zones de conflit, cyberviolences, impossibilité d'accès à l'éducation, etc. Face à ces menaces, préserver les acquis est une nécessité.
Par sa présence, la France souhaite renforcer son engagement en faveur des droits des femmes et de l’égalité de genre sur la scène internationale. L’occasion d’ouvrir une nouvelle ère pour la diplomatie féministe dans un contexte mondial où ces droits sont régulièrement menacés.
Conduite par la ministre, une délégation d’une centaine de membres – société civile, entreprises, parlementaires, activistes – s’est mobilisée pour porter d’une seule et même voix la défense des droits de femmes et le soutien ferme et affirmé de la France en la matière.
La France est l’un des États qui soutient le plus les organisations féministes, avec 250 millions d’euros mobilisés sur la période 2023-2027 grâce à un fonds national dédié, le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF). Sa contribution à ONU Femmes, parmi les quinze principaux participants, confirme son engagement en faveur d’une diplomatie féministe soutenue. Son rôle actif au Conseil de sécurité des Nations unies se traduit notamment par la signature des engagements communs sur l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité » aux côtés de dix autres pays.
Au sein de la CSW69, la ministre a participé activement aux négociations afin de soutenir des projets ambitieux visant à concrétiser une parité réelle entre les femmes et les hommes dans le cadre de la déclaration de politique commune.
Ses rencontres avec des représentants d’États, des responsables internationaux, des organisations de la société civile et des entreprises mobilisées sur ces enjeux concourent à la consolidation des liens et à la coopération internationale pour bâtir ensemble des solutions face aux nouvelles menaces qui pèsent sur les droits des femmes dans le monde.
En parallèle de la CWS69, la France a organisé un événement au siège des Nations unies sur les cyberviolences sexuelles et sexistes. En présence de la ministre Aurore Bergé, et en partenariat avec l’association Osez le féminisme, cette initiative a permis d’aborder les défis que soulève l’univers digital pour le respect des droits des femmes et les solutions pour construire un monde numérique sans violence.