Santé sexuelle et reproductive : garantir la liberté de choix et l’accès effectif aux droits, en renforçant l’accès à une information fiable

Communiqué de presse

Publié le | Temps de lecture : 5 minutes

Crédit : Getty Images / fotostorm

À l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, le 26 septembre, et de la Journée mondiale du droit à l’avortement, le 28 septembre, le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées et le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, réaffirment leur engagement en faveur de leur accès effectif, partout sur le territoire.

Ces deux journées interviennent quelques jours après la publication de la feuille de route 2026-2030 de la Stratégie nationale de santé sexuelle, qui fixe les priorités des prochaines années pour réduire les inégalités d’accès, faciliter les parcours, garantir la liberté de choix et renforcer l’accès à une information fiable en matière de santé sexuelle et reproductive.

Elles s’inscrivent dans la continuité des avancées réalisées ces dernières années, notamment dans le cadre du Plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes (PIEFH), qui a fait de la santé des femmes et de l’accès à leurs droits un axe important de l’action de l’État.

Elles s’inscrivent également dans l’année du 70ème anniversaire du Planning familial, acteur historique de l’information, de l’accompagnement et de l’accès à la contraception et à l’avortement. Cet anniversaire sera ainsi célébré le 28 septembre à l’Assemblée nationale, en présence des ministres.

Renforcer l’accès à la contraception et garantir la liberté de choix

La contraception constitue un élément essentiel de la santé sexuelle et de l’autonomie des personnes. Des avancées majeures ont été réalisées ces dernières années : depuis 2022, la contraception est notamment prise en charge à 100 % et sans avance de frais pour les moins de 26 ans, tandis que la contraception d’urgence est accessible gratuitement et sans prescription. Son accès peut toutefois encore être freiné par des obstacles économiques, territoriaux ou sociaux, ainsi que par un manque d’information ou la diffusion d’informations erronées.

La feuille de route prévoit plusieurs mesures pour faciliter les parcours et élargir les possibilités de choix. D’ores et déjà, dans cet objectif, les compétences des infirmières et infirmiers ont été étendues afin de leur permettre de prescrire la contraception d’urgence hormonale.

Des travaux seront également conduits pour améliorer la prise en charge du parcours contraceptif des moins de 26 ans, faciliter l’accès au dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre comme contraception d’urgence et mieux accompagner les personnes souhaitant recourir à une contraception définitive.

Le Haut Conseil de la santé publique a par ailleurs été saisi afin de mieux identifier les freins au recours aux méthodes de contraception hormonale.

L’objectif est ainsi de permettre à chacune et chacun de disposer d’une information fiable, d’un accompagnement adapté et d’un choix réel entre les différentes méthodes de contraception.

Garantir l’accès effectif à l’IVG sur l’ensemble du territoire

L’inscription dans la Constitution de la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse a constitué une avancée historique. Son effectivité suppose toutefois de garantir un accès à une prise en charge adaptée, dans des délais compatibles avec la situation et le choix de chaque femme. Elle s’inscrit dans la continuité de plusieurs avancées récentes, notamment l’allongement du délai légal de recours à l’IVG et l’extension des compétences des sages-femmes pour réaliser des IVG chirurgicales.

La feuille de route prévoit ainsi de simplifier les parcours, réduire les inégalités territoriales et sociales ainsi que de diversifier l’offre d’IVG.

Elle prévoit notamment la modernisation des forfaits de prise en charge, la suppression du délai de carence en cas d’arrêt de travail consécutif à une IVG et la prise en charge des frais de transport lorsqu’aucune structure de proximité ne propose la méthode choisie.

Elle vise également à mieux accompagner les situations particulières, notamment celles des femmes proches de la fin du délai légal, des mineures ou des personnes éloignées de l’offre de soins, et à soutenir le développement de l’IVG instrumentale dans les centres de santé.

Garantir l’accès effectif à l’avortement implique enfin de lutter contre les discours culpabilisants, les informations erronées, la désinformation et les représentations stigmatisantes susceptibles d’entraver les parcours.

70 ans du Planning familial : poursuivre les avancées en matière de droits sexuels, incluant les droits reproductifs

Depuis 70 ans, le Planning familial agit pour que chacune et chacun puisse accéder à une information fiable et exercer ses droits sexuels et reproductifs. Aujourd’hui, il porte près de la moitié des 154 EVARS du territoire et assure, avec le soutien de l’État, le Numéro vert national « Sexualités, contraception, IVG » et son tchat.

Alors que la désinformation peut entraver l’accès aux droits, ces dispositifs constituent des relais essentiels d’information, d’écoute et d’orientation. La feuille de route 2026-2030 prévoit par ailleurs une campagne nationale pour mieux faire connaître les EVARS.

Avec la feuille de route 2026-2030 venant clore la déclinaison de la Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030, l’État poursuit un objectif clair : réduire les inégalités, faciliter les parcours, garantir la liberté de choix et permettre à chacune et chacun d’exercer pleinement ses droits.

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : « La contraception et l’accès à l’IVG sont des droits fondamentaux, mais ces droits doivent pouvoir s’exercer concrètement, partout sur notre territoire. Cela suppose de garantir à chaque femme une information fiable, un accompagnement adapté et un accès effectif à la méthode qu’elle choisit. Avec la nouvelle feuille de route de la Stratégie nationale de santé sexuelle, nous poursuivons les avancées engagées ces dernières années pour lever les obstacles qui persistent et permettre à chacune d’être pleinement libre de ses choix. »

Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations :  « Nos corps, nos choix, nos droits : ce principe est au cœur de nos politiques publiques. C'est pour cela que nous avons inscrit la liberté de recourir à l'avortement dans la Constitution. Et un droit que l'on ne peut pas exercer près de chez soi, faute d'information ou de prise en charge, reste un droit empêché. Notre responsabilité est de faire en sorte que chaque femme puisse rester libre : être mère ou non, quand le devenir. »

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