Lancement de la campagne nationale de sensibilisation contre la soumission chimique
Communiqué de presse
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Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, lance aux côtés de Caroline Darian, présidente de l’association #MendorsPas-Stop soumission chimique, et Arielle Schwab, vice-présidente d’Havas Paris, une campagne nationale de sensibilisation pour lutter contre la soumission chimique.
À quelques jours de l’examen à l’Assemblée nationale de la proposition de loi intégrale, la ministre réaffirme son engagement contre cette violence encore trop difficile à identifier. Le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations soutient l’initiative de Caroline Darian et de l’association #MendorsPas et se mobilise pour donner à cette campagne une portée nationale. Son objectif : permettre à chacun de reconnaître les signes de la soumission chimique, de croire les victimes et de les accompagner.
Chaque année en France, ce sont près de 1 200 cas suspects recensés, un chiffre probablement sous-estimé. Dans 9 cas sur 10, l’agresseur est connu de sa victime : un conjoint, un collègue, un voisin, un ami. Trop souvent, les victimes sont empêchées et privées de leur capacité à réagir, à comprendre ce qui leur arrive ou parfois même à s'en souvenir, et très souvent, elles peinent à identifier les faits, à les signaler ou à engager des démarches. La soumission chimique et ses effets sont un poison lent qui retire aux victimes leur capacité de discernement.
Face à ce constat, le Gouvernement a fait le choix d’une campagne grand public portée avec Caroline Darian, présidente de l’association #MendorsPas - Stop soumission chimique et Arielle Schwab, vice-présidente d’Havas Paris, qui ont choisi de faire de la sensibilisation un levier d'action pour mieux comprendre les mécanismes de la soumission chimique, mieux aider les victimes, leurs proches et les professionnels à reconnaître les signaux d'alerte.
La campagne sera diffusée à la télévision, dans la presse, sur les plateformes numériques et dans l’espace public. Elle s’appuie sur un film réalisé par Rebecca Zlotowski et sur des photographies signées Alice Moitié. Gisèle Pélicot en est l’ambassadrice. La campagne bénéficie également du soutien de Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique et co-rapporteure d’une mission gouvernementale sur la soumission chimique, de Leila Chaouachi, fondatrice et responsable du Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (CRAFS), de la Fondation des Femmes et de l’AP-HP.
La soumission chimique, avec ses mécanismes invisibles, ses conséquences profondes, et les traumatismes durables qu'elle engendre, est un phénomène contre lequel notre société doit collectivement s’engager. Reconnaître cette violence, croire celles et ceux qui la subissent et les protéger : c’est l’affaire de tous.
Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations : « La soumission chimique est une violence insidieuse : elle prive les victimes de leur volonté et peut leur voler jusqu’au souvenir des violences subies. Dans neuf cas sur dix, l’agresseur est quelqu’un que l’on connaît : un conjoint, un collègue, un voisin, un ami. Je m’étais engagée lors de la remise du rapport de Sandrine Josso et Véronique Guillotin à ce que le gouvernement porte une campagne nationale de prévention face à la soumission chimique. Avec le soutien que nous apportons à Caroline Darian et l’association M’endors Pas, cet engagement est tenu. »
Caroline Darian Peyronnet, Présidente de l’association #MendorsPas : « Après 6 ans de combat sans relâche pour lever le voile sur la soumission chimique, nous franchissons une étape cruciale avec le lancement de cette campagne de sensibilisation. Elle permettra de donner aux victimes la visibilité, le soutien et les moyens dont elles ont besoin. L’enjeu est aujourd’hui de porter à la connaissance de toute la réalité de la soumission chimique, car il en va de notre responsabilité collective d’identifier et reconnaitre l’empreinte et l’ampleur de la soumission chimique, pour protéger les victimes. »
Arielle Schwab, vice-présidente d’Havas Paris : « La soumission chimique est une violence qui prospère dans l'ombre : le doute, l'absence de souvenirs, le silence. Faire voir et faire savoir : c’est tout le travail que nous menons avec les équipes de conseil, de création, de production et de média depuis le lancement du mouvement M’endorsPas. Cette campagne est une démarche, pour permettre de comprendre, d’identifier et d’agir. Chaque personne exposée à ce message peut devenir un relais de vigilance et de prévention. »
Gisèle Pelicot, ambassadrice de la campagne : « La visibilité est une première étape pour que les victimes soient entendues et accompagnées. Cette campagne rappelle que nous devons croire les victimes, les écouter et agir pour que ces violences cessent. Il faut que la honte et la culpabilité changent de camp. »
Contact presse
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Ministère chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations
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